1986-1997

  • Rendez-vous avec les Etats-Unis à Houston.

Avril 1986 marque le retour de Jean-Michel Jarre sur scène. Depuis un an il prépare un concert aux Etats-Unis à Houston, la cité où se trouvent la base de la NASA. Ce sont en effet les autorités municipales qui ont commandé à Jean-Michel un spectacle pour le 150è anniversaire de Houston et le 25 è de la NASA. A cette occasion, Jarre compose rapidement un nouvel album (en deux mois) sous le titre de Rendez-Vous. Six musiques dont trois existaient déja sous une autre forme (voir plus haut), sont au menu de ce nouveau disque. Cette fois la recherche sonore a été abandonnée par manque de temps. Le morceau le plus beau (1er Rendez-Vous) n’est lui-même qu’une version ralentie de Rendez-Vous 2 dans sa partie harpe laser. Quant au succès le plus retentissant : 4è Rendez-Vous, on y dénote une certaine ressemblance avec une chanson très populaire des années 70 : La Chenille de la Bande à Basile. Rendez-Vous 2 est sans doute le thème le plus symphonique de tout le répertoire de Jarre. Les choeurs de Radio France le rendent grandiloquent et propre à l’interprétation sur scène. Jean-Michel emploie un instrument spectaculaire pour jouer Rendez-Vous 2 : la harpe laser, qu’il emmène avec lui à Houston. Un français : Bernard Szajner est à l’origine de cet instrument. Créé en 1981, la harpe a été modifiée par un autre français Philippe Guerre. Le principe en est simple : le clavier du synthé est remplacé par des lasers, en plaçant sa main sur un rayon, Jean-Michel déclenche le circuit de la cellule photo-électrique qui commande le synthé Synthex relié à la Harpe. L’apparition du saxophone dans la musique de Jarre donne un peu de relief à Rendez-Vous. L’originalité de Dernier Rendez-Vous est de démontrer que le son des synthés se marie très bien avec n’importe quel instrument. La dernière musique de l’album Rendez-Vous peut être perçue comme un hommage à John Coltrane grâce à son aspect « Jazzy ».

Enfin, ce disque laisse entrevoir une troisième génération de musiciens dans la dynastie Jarre. En effet David Jarre, huit ans, joue une partie de 5è Rendez-Vous sur son Baby Korg. « 4è Rendez-Vous » est un véritable succès, le chiffre « 4 » est le porte-bonheur de JMJ puisqu’il doit sa célébrité aus tubes « oxygène 4 » et « Equinoxe 4 ». Rendez-vous ne s’est pourtant pas arrêté à quatre millions de copies mais à cinq millions, à ce jour.

Maxi 45 tours "4è Rendez-Vous" (pressage anglais)
Maxi 45 tours « 4è Rendez-Vous » (pressage anglais)

Mais revenons à Houston. Le concert débute à 22 h en ce 5 avril 1986. Pour Jean-Michel Jarre, il s’agit d’un pari de plus car il doit réussir à s’imposer dans le pays du protectionnisme. L’ essai est transformé et de belle manière par une entrée fracassante dans le Livre des Records. Jarre a réuni 1 300 000 spectateurs. L’essentiel du spectacle est basé sur les anciens morceaux de JMJ, il joue la moitié des musiques d’Oxygène et et la moitié de l’album Equinoxe, quelques musiques de Rendez-Vous et une version ré-orchestrée de Souvenir de Chine. La présence de Joe Hammer (ancien batteur de Daniel Balavoine) permet de dynamiser les musiques. Pour s’amuser, Jean-Michel fait jouer de la musique country par son groupe pendant les rappels. Les projections d’images sur les écrans géants recouvrant les gratte-ciel retracent l’histoire de la NASA. Jean-Michel évoque même l’épisode tragique de la navette Challenger, à bord de la quelle l’astronaute Ron Mac Nair devait jouer Dernier Rendez-Vous sur son saxophone. Si cette performance avait pu être enregistrée et projetée sur les écrans géants, l’oeuvre de Jean-Michel serait devenue la premiere à avoir été jouée dans l’espace. Pour l’anecdote, il est intéressant de souligner que Jean-Michel Jarre a rencontré de multiples problèmes dès son arrivée aux Etats-Unis, à la douane. En effet toutes les disquettes sur lesquelles étaient enregistrées les séquences et les accompagnements d’orchestre ont été effacées par les rayons X. Par conséquent, Jarre a dû tout retravailler à Houston, dans des délais très courts. Un autre retard a été provoqué par la déchirure du plus grand des écrans. Tout ceci marque le talent ave lequel Jean-Michel Jarre sait se sortir des situations inextricables.

 

  • Jarre joue les papes du synthé à Lyon.

Le 5 octobre 1986, Jean-Michel Jarre récidive à Lyon, sa ville natale. Cette fois, les problèmes portent sur la visite du pape Jean-Paul II, des journalistes ayant mis en évidence les prophéties de Nostradamus selon lesquelles le pape devait être assassiné « entre Rhône et Saone ». La vigilence de la police est doublée à tel point que le soir du concert, les agents cherchent la moindre trace de bombe sous la scène. Après la bénédiction du pape, Lyon est embrasée pendant une heure et dix minutes par les sons de Jean-Michel Jarre. Il interprète un programme allégé par rapport au concert de Houston mais avec des projections d’images différentes. Sur les façades, on peut voir des références à la religion : Mère Thérésa en l’occurrence mais aussi le pape lui-même et dans un tout autre style : des yeux, des poings levés et des lettres.

L’épopée des concerts de Houston et de Lyon est gravé sur un même album paru en 1987 appelé « Jean-Michel Jarre en concert : Houston/Lyon », lequel a été acheté par deux millions de fans de part le monde. Une biographie de JMJ par J.L. Remilleux suit de peu la sortie du disque « live ». Il existe une version allongée de cett album avec deux morceaux supplémentaires. Il a été publié dans un coffret de huit CD et portant le titre de « cities in concert : Houston/Lyon ».

  • Révolutions au pays d’Elisabeth II.

En septembre 1988, Jean-Michel Jarre sort son nouvel album studio « Révolutions » qui annonce une nouvelle démarche. En effet, Jarre utilise des sons plus épurés, non retraités à la console de mixage, sans échos et dans un registre plus élargi avec des morceaux rythmés comme London Kid ou Révolutions. Une des musiques est même chantée par une chorale de maliens : September (en hommage à la militante anti-apartheid Dulcie September assassinée à Paris en 1988).

Cette édition coïncide avec la création d’un nouveau spectacle à Newham dans la banlieue de Londres. Mais ce concert initialement prévu le 24 septembre 1988 est annulé, le Newham Council jugeant les précautions de sécurité insuffisantes. Il est vrai qu’au cours du concert de Mickael Jackson, quelques jours auparavant, la police a dû relever des blessés. Pourtant les concerts de Jarre se sont toujours déroulés sans heurts. Pour cette raison, le compositeur ne comprend pas l’attitude du Newham Council. Déçu, il se voit obligé de chercher un autre lieu d’accueil.

Finalement, les autorités de Newham reviennent sur leur décision et autorisent même deux spectacles au lieu d’un afin de diviser la foule. Les deux concerts se dérouleront les 7 et 8 octobre. Le premier dans la bourrasque et le deuxième sous une pluie typiquement britannique. Des conditions terribles qui n’effraient pourtant pas le public qui a payé sa place dix livres pour assister au concert debout ou trente livres assis. Cent mille spectateurs sont au rendez-vous pour chaque concert dans les zones payantes et certainement plus aux alentours.

Parmi le public Jarre compte une fan de renom : Lady Diana qui lui a même accordé une danse lors d’une réception. Jean-Michel rend hommage à sa princesse préférée en projetant le visage de son fils William sur les façades des Docklands de Newham.

Les concerts sont essentiellement basés sur le dernier album « Révolutions », sur lequel on peut entendre une face concept traitant de la révolution industrielle. « Révolution industrielle » est magistralement orchestrée avec un rythme particulièrement soigné qui évoque les coups de marteaux des ouvriers dans l’ouverture. Dans cette musique on peut également entendre les « tic-tac » d’une machine à écrire mécanique.

Si Jean-Michel a intitulé son album « Révolutions » au pluriel, c’est bien-sûr pour coller à la commémoration du Bicentenaire de la Révolution Française mais également pour donner son impression sur les révolutions qui ont marqué le siècle : celle dite « industrielle », celle des années soixante et celle des ordinateurs. Et il en profite pour poétiser en déclarant : « il n’y aura jamais qu’une seule révolution, celle que les enfants portent dans leurs têtes ».

Sur la deuxième face, on découvre deux musiques plus médiatisées que les autres : Révolutions et London Kid. Le formidable regain d’intérêt de Jean-Michel pour le jazz est perceptible avec la musique Tokyo Kid dont la partie de trompette ressemble délicieusement à un thème de Miles Davis. Les « révolutions » jarriennes ont bouleversé près de cinq millions de personnes à ce jour.

  • La révolution française n’aura pas lieu !

Les deux spectacles de Londres sont immortalisés sur l’album « Jarre live » paru en septembre 1989. Cette même année donne l’occasion à Jean-Michel de retracer sa carrière scènique, s’étalant sur 10 ans, dans une exposition intitulée « Concert d’images ». Dans celle-ci on trouve des photos de tous les spectacles, des plans de scènes, des videos et des instruments dont la fameuse harpe laser sur laquelle le visiteur peut s’essayer à jouer quelques notes. Une musique d’ambiance accompagne l’exposition et la maison de disques Dreyfus a l’idée de sortir cette musique sur un CD tiré à cinq cents exemplaires. Le disque serait vendu 2 500 francs. Néanmoins ce projet avorte et la musique est présentée sur l’album « En attendant Cousteau ». L’année 1989 n’aura pas été rose pour Jean-Michel Jarre car deux de ses projets de concerts auront été refusés. Le premier étant le projet que lui avait commandé Michel Baroin ex-Grand Maître du Grand Orient de France (il fut remplacé par Edgar Faure à la suite d’un accident mortel) et responsable des célébrations du Bicentenaire. Ce devait être un concert situé à Paris avec plusieurs points de vue étalés stratégiquement dans la ville.

L’autre projet était un concert pour la destruction de la cité des Minguettes dans la banlieue de Lyon, il fut refusé par les autorités municipales car jugé trop dangereux.

  • En attendant Cousteau, « le monde du silence » n’est pas celui de La Défense.

1990 marque l’arrivée de l’album « En attendant Cousteau ». La musique éponyme occupe toute la deuxième face de l’album. En attendant Cousteau est une musique d’environnement qui pourrait durer dix minutes ou dix heures, comme si elle était en en expansion. Cet album de Jean-Michel Jarre, sans avoir l’excellence de Zoolook ou d’Equinoxe, dénote une certaine originalité de part son aspect hétéroclite. En effet, les synthés se fondent aux steels drums (instrument de Trinidad fabriqués avec des bidons de pétrôle). Jean-Michel Jarre a voulu rendre hommage au commandant Cousteau et à son oeuvre qui, plus qu’un personnage, est une attitude, un comportement écologique, tourné notamment vers les mers du globe dont les ressources ne sont pas inépuisables. Le nom de Cousteau pourrait devenir, selon Jean-Michel Jarre, un nom commun synonyme de défenseur de l’environnement. Cousteau et Jarre ont pour point commun l’universalité, ce qui se traduit par une diffusion de la cuvée jarrienne 1990 à 4 millions de galettes.

Le 14 juillet 1990, Jarre embrase La Défense, le compositeur du futur rencontre la ville du futur. A cette occasion, il interprète ses plus grands succès d’Oxygène à Révolutions en plus des morceaux de son dernier album. Le spectacle est grandiose. Outre les lasers et les projections d’images, les spectateurs ont la chance d’admirer des dessins animés extrait du clip Calypso. Un groupe est venu de Trinidad pour jouer des steel drums : les Amoco Renegades (dont le nom est une allusion à la firme étasunienne responsable de la catastrophe de l’Amoco Cadiz). Jarre a également invité les choeurs des Hauts de Seine et un ensemble de chant arabe.

Le concert réunit 2 400 000 spectateurs ce qui vaut à Jarre une nouvelle entrée dans le Livre des Records. C’est une fête internationale vécue avec un plus grand enthousiasme que lors du défilé de Jean-Paul Goude, l’usurpateur qui avait pris la place de Jarre pour la fête du 14 juillet 89.

Le concert filmé pour Antenne 2 par Mike Mansfield sort en video un an plus tard mais malheureusement, il ne donne pas lieu à la publication d’un disque.

  • Au Mexique, la bonne étoile de Jarre s’éclipse !

1991 est à nouveau une année à problèmes pour JMJ. Le concert qu’il avait prévu de donner au Mexique à l’occasion de l’éclipse de soleil est annulé pour cause de sécurité. De plus, le gouvernement mexicain ne pouvait assurer aucune participation financière. Ce concert devait avoir lieu à Téotihuacan célèbre site archéologique aztèque.

La scène devait être placée entre la pyramide de la lune et la pyramide du soleil. Jarre aurait joué pendant les dix minutes de l’eclipse, en plein après-midi (une première pour lui) et pendant une heure trente, le soir. Trois inédits étaient prévus : un rap tiré d’un poème mexicain, « Eldorado » et « Globe-Trotter », seuls les deux derniers morceaux seront présents sur la compilation « Images » sortie en octobre 1991 avec quelques remixages intéressants également.

L’exposition « concert d’images » renaît à Mexico la même année pour compenser la déception du public mexicain.

Enfin l’année 1991 permet à Jarre de réaliser un projet qui lui tenait à coeur : composer une musique pour un film de Cousteau. Ce sera la B.O. du film « Pallawan le dernier refuge » qui contient un remix d’oxygène 1 et deux inédits.

En 1992, Jean-Michel signe un contrat avec la Lyonnaise des Eaux qui lui achète les droits d’une mini-compilation regroupant des morceaux de l’album « En attendant Cousteau » et intitulée « Rémanences ». Jarre se produit à Zermatt, en Suisse, à l’occasion de la sortie de la 100 millionième swatch. Ce spectacle est plus un son et lumière qu’un concert mais c’est l’occasion d’entendre Chronologie 4 et 5 en avant première sous le titre Une allarme qui swingue. Ces morceaux sont joués par Jarre et le guitariste Patrick Rondat. En décembre 1992, Jarre se produit dans la tristement célèbre cité pour millionaires blancs « Sun city » en Afrique du Sud.

Jarre voit là une aventure artistique et esthétique avant tout mais il est difficile de comprendre pourquoi le compositeur de « September » s’est produit en Afrique du Sud deux ans avant l’arrivée de Mandela au pouvoir qui réussit la fin politique de l’Apartheid (reste à enrayer la fin économique de cette doctrine qui laissera des traces sur la population Noire pendant des décennies).

  • Un ambassadeur européen.
Oeuvre originale de Michel Granger
Oeuvre originale de Michel Granger

Jarre avait toujours déclaré qu’il ne ferait pas de tournée. Pourtant, il annonce « Europe en concert » en mai 1993 au moment où l’UNESCO le nomme ambassadeur de bonne volonté. A cette occasion, il sort un nouvel album « Chronologie » dont la première face reprend des thèmes déja existants (Equinoxe 1, Erosmachine) et la face B reprend le filon de la musique « top cinquantée » : la « dance » et la techno. Après bien des annulations et des difficultés financières, la tournée s’achève en octobre 1993. Jarre a effectué trois mois de voyage dans plusieurs grandes villes européennes : Berlin, Budapest, Barcelonne, Bruxelles, Wembley et bien sûr le Mont Saint-Michel, spectacle qui a provoqué tant de critiques pour sa mauvaise organisation.

 

Tout au long de cette tournée, les journalistes ont mis en avant les difficultés plus que l’esthétique, ils n’ont pas retenu ce qu’ils appréciaient à La Défense ou aux Docklands : l’émotion. Jarre a quand même réussi à obtenir une Victoire de la musique pour avoir réalisé le spectacle le plus suivi en Europe (650 000 personnes). De plus, il a réussi la promotion de son dernier opus puisque l’album « Chronologie » a été acheté par quatre millions de personnes.

Le 11 mars 1994, Jarre joue à Hong-Kong pour inaugurer un nouveau stade. Là encore les problèmes sont au rendez-vous et tout le matériel qui avait servi pour la tournée n’est pas complètement opérationnel. Les feux d’artifices sont annulés pour raison de sécurité. Le seul fait intéressant est le retour de deux morceaux d’anthologie : Souvenir de Chine et Jonque de pêcheurs au crépuscule. Jarre interprète ces morceaux avec un orchestre chinois. Un album souvenir sort, il est tout simplement appelé « Honk-Kong ». En réalité, ce disque a été enregistré en grande partie lors du concert de Wembley. On peut regretter l’absence d’un morceau inédit joué au Mont Saint-Michel avec une flute électronique. Il reste quand même un autre inédit « Digiséquenceur » initialement intitulé « sequencer song » et joué avec un appareil conçu par Michel Geiss. Le disque ne sort qu’en France ce qui limite sa diffusion à 300 000 exemplaires.

  • Poisson d’avril !

Pendant les derniers jours du mois de mars 1994, une bande annonce est diffusée sur l’antenne de Europe 2. Il est question d’une surprise autour de JM Jarre. Un sondage est organisé pour demander aux gens ce qu’ils pensent d’un éventuel concert acoustique du « maître de l’électricité ». Evidemment personne ne soupçonne la capacité de remise en question de Jarre qui a accepté de jouer trois musiques à l’orgue de Barbarie pour un mini concert « débranché » (voire « déjanté ») présenté par Laurent Boyer. Jarre reprend une idée qu’il avait inaugurée à Bruxelles le 24 août 1993. Ce soir là il avait interprété « Equinoxe VIII » à l’aide d’un limonaire. Le 1er avril 1994, sans poisson d’avril Jarre se prête à nouveau à cet exercice en ajoutant à Equinoxe VIII deux nouvelles reprises : Equinoxe III et Chants Magnétiques V.

  • Un voeu pour le prochain siècle : la Tolérance.

1995, les fans de Jarre attendent toujours un nouvel album de leur artiste préféré mais Jean-Michel se contente de sortir une compilation techno, reflet inverse de son vrai talent. L’album intitulé « Jarremix » n’offre que l’intérêt d’une belle pochette. On se consolera avec un concert superbe, réalisé une fois encore un 14 juillet, devant la Tour Eiffel. Le Concert pour la Tolérance met en scène des artistes de talent comme Khaled qui chante sur « Révolutions » et Rondat qui joue « l’été » de Vivaldi.

Des images sérieuses et dramatiques sont diffusées ce qui change des concerts précédents. C’est ainsi que Jarre met en avant son titre d’ambassadeur de l’UNESCO. Les musiques jouées sont parmi les plus belles : Ethnicolor, Révolution industrielle et Souvenir de Chine, ainsi qu’Equinoxe VII et les Chants Magnétiques 1. Le concert est entièrement retransmis sur TF1.

  • Bravo Jarre !

Le 10 Septembre 1995 Jarre participe à la Festa Italiana qui se déroule au square Veneto de Turin. Il s’agit d’un spectacle parrainé par Fiat à l’occasion de la sortie de deux nouveaux modèles : la Bravo et la Brava. JMJ interprète Chronologie 4 et Rendez-Vous 4 devant 300 000 spectateurs noyés sous une pluie diluvienne. Le mini concert est retransmis par la télévision italienne et constitue une première puisque Jarre ne s’était jamais produit au pays de Verdi. Il était prévu que la tournée Europe en concert s’arrête à Milan et à Venise mais des raisons de sécurité avaient empêché ce projet.

  • Un nouveau chanteur pour l’UNESCO !

Deux mois plus tard, le 16 novembre, Jarre est invité par l’UNESCO qui célèbre son cinquantenaire. l’UNESCO a choisi d’emprunter Eldorado comme hymne pour la Tolérance et Jarre interprète donc ce morceau en compagnie du chanteur Khaled et de danseurs africains et irlandais. Devant un parterre de diplomate et d’hommes d’Etat, Jarre « chantonne » les « la la la » d’Eldorado ce qui est plutôt original et amusant. L’événement est retransmis sur TV5.

  • Oxygène le retour !
Photo JMJ : copyright Thierry Rouault (1997)
Photo JMJ : copyright Thierry Rouault (1997)

1996 est une année de travail et d’isolement pour Jarre. Il peine dans son studio pour trouver l’inspiration mais à la fin de l’année il annonce la sortie de son nouvel album : « Oxygène II ». A l’instar de Mike Oldfield et de ses « Tubular bells II », Jarre a voulu composer la suite de son plus gros succès. Il a réalisé six morceaux qui prendront naturellement le relais des six premiers avec pour titres oxygène 7 à 12.

 

Finalement, l’album « Oxygène II » qui était annoncé pour novembre 96 sera repoussé à février 97. Jarre suit l’avis de Francis Rimbert qui lui conseille de composer un septième morceau et de changer de titre de l’album.

Le 19 février marque la sortie d’Oxygène 7-13. L’album est rapidement suivi d’une tournée européenne.

  • Wetten das

Le 22 Mars 1997, Jean Michel Jarre participe à l’émission télévisée « Wetten Das ». Il s’agit d’un mini concert, à l’image de celui que Jarre avait donné pour le centenaire de la Tour Eiffel en 1989 au cours de l’émission de Michel Drucker « Champs Elysées ».

La scène est installée devant le prestigieux Hôtel de Ville de Vienne dont les façades servent pour les projections des images d’Oxygène 7-13 et Jarremix. Accompagné de Francis Rimbert, Dominique Mahu et de deux marionnettes géantes conçues par Peter Minshall, Jarre interpréte son tube du moment : Oxygène 8.

  • Oxygène en tournée

La tournée commence le 3 mai à Toulon (municipalité FN) ville plongée dans les ténèbres qui accueille pour un soir la lumière. La tournée s’achève en octobre 97 par la visite de quelques villes françaises : Caen (où les places seront vendues 50 francs pour remplir la salle !), Orléans et Paris. Le succès de la tournée a été important à l’Etranger mais pas en France où Jarre n’est plus apprécié autant qu’à l’époque d’Oxygène et d’Equinoxe ce qui se traduit par un chiffre de vente assez faible pour l’album « Oxygène 7-13 » (300 000 exemplaires en France). La tournée « Oxygène » était une nouvelle expérience pour Jarre qui inaugurait les concerts en salle. Le concept de « ville en concert » ne fut pas abandonné pour autant puisque Jarre joua à Moscou le 6 septembre devant 3 500 000 spectateurs à l’occasion du 850 è anniversaire de la ville. La tournée « Oxygène Tour » n’est pas immortalisée par un disque.

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